LES VERTUS CARDINALES

Les vertus cardinales, 2006-2007
12 impressions jet d’encre pigmentaire, 4 boîtes à lumières, 80X120X20cm, 4 colonnes, 172X51X20cm

Les vertus cardinales : prudence, tempérance, force, justice
En prolongement d’un travail sur les péchés capitaux, il semblait logique de proposer une réflexion sur les vertus cardinales, reprenant l’opposition classique entre vices et vertus.
Apparaissant dans les textes de Platon et d’Aristote puis définies dans l’Ancien Testament, les vertus cardinales correspondent à la morale philosophique la plus ancienne de notre civilisation.
Elles appartiennent pour autant au domaine de la vie pratique, ce sont des attitudes, des dispositions fermes et immuables, des perfections de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, guident les comportements, ordonnent les passions.
Elles doivent procurer facilité, maîtrise de soi, et des situations, joie de mener une vie moralement bonne.
Cependant, que de tensions internes à dépasser, que de pulsions à dompter pour accéder à l’attitude vertueuse.
Le travail présenté se compose pour chaque vertu de deux images, l’une représentant l’action vertueuse, l’autre, sa face cachée, soit qu’on la lise comme la main de Dieu, comme une morale qui transcende ou qui écrase, soit qu’on la prenne comme une manière de symboliser la souffrance endurée, le chemin parcouru, le tourment invisible.
L’utilisation du sang qui coule fait référence au symbole chrétien de la rédemption de l’homme par le sang versé du Christ, mais c’est aussi une façon de montrer la vie, le mouvement. Le sang est la meilleure manière de symboliser les tensions internes à l’homme, comme un corps qui suinte. Le sang comme véhicule des passions.